Avocat droit de la famille à Melun.

Divorce, garde d'enfants, pension alimentaire, liquidation partage, succession. Maître Myriam Abouzid intervient devant le Juge aux affaires familiales (JAF) du Tribunal judiciaire de Melun, et dans toute la France pour les dossiers à enjeux nationaux.

Notre intervention en droit de la famille

Le droit de la famille touche à l'intime : le couple, les enfants, le patrimoine, la transmission. Chaque décision a des conséquences durables, parfois irréversibles. Une procédure de divorce mal cadrée se paie pendant des années — sur les pensions, sur la garde, sur le partage des biens. Une succession mal anticipée laisse des séquelles familiales tout aussi durables. C'est pourquoi le rôle de l'avocat en droit de la famille ne se limite pas à rédiger une requête ou une assignation: il consiste à éclairer chaque choix, à anticiper chaque conséquence, et à protéger les intérêts du client tout en gardant un cap réaliste.

Le Cabinet de Maître Myriam Abouzid, avocate au Barreau de Melun depuis 2018, accompagne les particuliers dans toutes les procédures relevant du Juge aux affaires familiales (JAF) : divorce sous toutes ses formes, autorité parentale, résidence des enfants, pension alimentaire, prestation compensatoire, liquidation du régime matrimonial, succession et partage. Le cabinet intervient principalement devant le JAF du Tribunal judiciaire de Melun, mais également dans toute la France lorsque le dossier le justifie (résidence d'un époux hors région, conflit interjuridictionnel, ressort spécifique).

La pratique repose sur trois principes : écoute attentive du contexte personnel (qui dépasse souvent la stricte question juridique), pédagogie sur les procédures et leurs conséquences (pour que le client comprenne chaque étape et chaque option), transparence tarifaire dès le premier rendez-vous (forfait écrit, pas de facturation au temps passé).

Divorce — Quelle procédure pour votre situation ?

Le droit français connaît deux procédures de divorce. Le choix dépend du degré d'accord entre les époux, de la complexité patrimoniale et de l'enjeu de garde des enfants. Toutes ces procédures sont possibles depuis Melun, devant le JAF du TJ Melun ou, pour le consentement mutuel, devant notaire.

  • Divorce par consentement mutuel par acte sous signature privée contresigné par avocats (sans juge, déposés au rang des minutes d'un notaire) — depuis la loi 2016-1547 du 18 novembre 2016, lorsque les époux s'entendent sur la rupture du mariage et ses effets (garde d'enfants, pension alimentaire, partage des biens, prestation compensatoire), la procédure se déroule sans audience devant le JAF. Chaque époux doit obligatoirement avoir son propre avocat. Rédaction de la convention de divorce par les avocats. Délai : 3 mois à 6 mois, avec un délai de réflexion incompressible de 15 jours entre la réception du projet de convention et la signature de la convention. C'est la procédure la plus rapide et la moins coûteuse, mais elle suppose un accord global réel. Voir notre article détaillé sur le divorce par consentement mutuel à Melun.
  • Divorce en cas d'acceptation du principe de la rupture du mariage  (article 233 du Code civil) — les époux acceptent le principe de la rupture mais peuvent ne pas être d'accord sur ses conséquences. La procédure se déroule devant le JAF, qui tranche les points de désaccord (autorité parentale, résidence des enfants, pension alimentaire, prestation compensatoire). Délai qui dépend de la juridiction.
  • Divorce pour altération définitive du lien conjugal (article 237 du code civil ) — l'un des époux peut demander le divorce après une séparation effective d'au moins un an au moment de la demande en divorce ou lors du prononcé du jugement de divorce si le demandeur n'a pas indiqué les motifs de sa demande dans l'assignation. Pas besoin de prouver une faute. Pas besoin d'être séparé ( plus de cohabitation ni de collaboration) au moment du lancement de la procédure.  Délai qui dépend de la juridiction.
  • Divorce pour faute (article 242 du code civil ) — il faut démontrer une double condition : une violation grave et renouvelée des devoirs et obligations du mariage  (Article 212 du code civil:  respect, fidélité, secours, assistance) rendant le maintien de la vie commune intolérable. Procédure plus longue et plus conflictuelle, mais utile puisqu'elle ouvre droit à des dommages et intérêts. Délai : Dépend des juridictions

Le bon choix de procédure se fait dès le premier rendez-vous, après analyse de votre situation ( personnelle et patrimoniale). Beaucoup de séparations qui commencent en désaccord total finissent en consentement mutuel après quelques mois de négociation — le rôle de l'avocat est aussi de chercher les modes amiables de résolution des conflits.

Autorité parentale & résidence des enfants

En cas de séparation (que le couple soit marié ou non, en concubinage ou pacsé), le Juge aux affaires familiales fixe les modalités de l'exercice de l'autorité parentale, la résidence habituelle des enfants (chez l'un des parents, ou en résidence alternée) et le droit de visite et d'hébergement du parent chez qui les enfants ne résident pas habituellement. Le principe directeur, inscrit à l'article 373-2-6 du Code civil, est l'intérêt supérieur de l'enfant.

La résidence alternée n'est ni un droit absolu ni une exception : c'est une option parmi d'autres, qui suppose une distance géographique raisonnable entre les domiciles des parents, une bonne capacité de coopération, et un cadre de vie adapté à l'âge des enfants. 

En cas de désaccord profond ou de suspicion de risque pour l'enfant (violences, alcoolisme, négligence), des mesures provisoires peuvent être obtenues en urgence : ordonnance de protection, audition de l'enfant capable de discernement, enquête sociale, expertise psychologique.

Pension alimentaire & contribution à l'entretien

La contribution à l'entretien et à l'éducation des enfants (souvent appelée « pension alimentaire ») est due par le parent qui n'a pas la résidence habituelle, ou par les deux parents en cas de résidence alternée si les revenus sont déséquilibrés. Elle se calcule selon les ressources de chaque parent et les besoins de l'enfant.

Le ministère de la Justice publie chaque année une table de référence indicative (barème). Il permet au justiciable d'avoir une idée mais il est important de retenir que les juges ne se réfèrent pas à ce barème qui ne prend en compte que le revenu du parent débiteur (après déduction d'un minimum vital), le nombre d'enfants à charge, et le mode de garde (classique, alternée, droit de visite réduit). Ce barème n'a aucune valeur impérative : le JAF peut s'en écarter à la hausse comme à la baisse selon les besoins réels de l'enfant (frais de scolarité, activités spécifiques, soins médicaux) et les ressources réelles des deux parents.

La pension est révisable en cas de changement substantiel : perte d'emploi, augmentation des revenus, naissance d'un autre enfant, modification du mode de garde. Elle est également indexée chaque année sur l'évolution de l'INSEE. Notre article détaillé sur le calcul, la révision et le recouvrement de la pension alimentaire en 2026.

En cas de non-paiement, plusieurs voies de recouvrement existent : intermédiation financière obligatoire de l'ARIPA (Agence de recouvrement et d'intermédiation des pensions alimentaires)saisie sur salaire et procédure pénale pour abandon de famille (article 227-3 du Code pénal — 2 ans de prison et 15 000 € d'amende).

Prestation compensatoire

La prestation compensatoire, prévue à l'article 270 du Code civil, vise à compenser la disparité que la rupture du mariage crée dans les conditions de vie respectives des époux. Elle n'est pas systématique : elle est due selon plusieurs critères cités par l'article 271 du code civil :  durée du mariage, âge et état de santé des époux, qualification et situation professionnelles, conséquences des choix professionnels faits par l'un des époux pendant la vie commune pour l'éducation des enfants pour favoriser la carrière de son conjoint au détriment de la sienne ( travail à temps partiel, arrêt de travail pour éduquer les enfants...), patrimoine estimé ou prévisible des époux tant en capital qu'en revenus après la liquidation du régime matrimonial, droits existants et prévisibles, situation respective en matière de pensions de retraite.

Le montant est fixé en fonction des critères de l'article 271 du code civil : durée du mariage, âge et état de santé des époux, qualification et situation professionnelle de chacun, droits patrimoniaux à la liquidation, choix professionnels, droits à la retraite. Elle peut prendre la forme d'un capital pouvant être versé sur huit années, à titre exceptionnelle sous forme de rente viagère ou d'une attribution de biens en propriété ou d'un droit temporaire ou viager d'usage, d'habitation ou d'usufruit.  Le choix entre ces modalités a des conséquences fiscales importantes — il fait partie des points clés de la négociation.

Liquidation du régime matrimonial

Après le divorce, le partage des biens (immobilier, comptes, dettes, parts sociales) suit le régime matrimonial choisi par les époux lors du mariage. Trois régimes principaux coexistent en droit français :

  • Communauté légale réduite aux acquêts (régime par défaut sans contrat) — les biens acquis pendant le mariage sont communs, ceux possédés avant ou reçus par donation/succession restent propres.
  • Séparation de biens — chaque époux conserve la propriété et la gestion de ses biens. Procédure de partage plus simple, mais des indivisions peuvent exister (achat conjoint d'un bien).
  • Participation aux acquêts — pendant le mariage, fonctionnement comme la séparation ; au moment du divorce, calcul d'une créance de participation qui rééquilibre les enrichissements.

La liquidation se fait devant notaire en cas d'existence de biens immobiliers, en collaboration avec l'avocat qui défend les intérêts du client. Les points sensibles concernent l'évaluation des biens (notamment le logement familial), le sort de l'éventuelle indemnité d'occupation pendant la séparation, les récompenses dues entre la communauté et les patrimoines propres, et l'attribution préférentielle du logement. Pour les patrimoines importants ou les entreprises familiales, l'enjeu peut être considérable — le cabinet travaille en lien étroit avec le notaire pour défendre la position du client à chaque étape.

Succession & partage

Le décès d'un proche ouvre une succession qui se déroule en plusieurs étapes : ouverture du dossier chez le notaire, déclaration de succession aux impôts dans les 6 mois (1 an si le défunt est décédé à l'étranger), inventaire des biens et des dettes, paiement des droits de succession, et partage entre les héritiers.

L'avocat intervient principalement en cas de désaccord entre héritiers : contestation du testament, recel successoral (un héritier cache des biens ou des donations passées), partage judiciaire devant le tribunal judiciaire, action en réduction lorsqu'un legs ou une donation porte atteinte à la réserve héréditaire. Il intervient aussi en amont pour les actions en partage d'une indivision successorale qui dure depuis trop longtemps (l'article 815 du Code civil pose un principe fort : « nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision »). Notre article sur la succession et le partage à Melun détaille les étapes et les pièges à éviter.

Adoption & filiation

Le cabinet accompagne les procédures d'adoption (simple ou plénière, par un couple ou en monoparental, adoption de l'enfant du conjoint), de contestation de paternité (action en contestation de reconnaissance, action en recherche de paternité), et de changement de nom ou de prénom. Ces procédures relèvent du tribunal judiciaire (pour l'adoption plénière) ou du JAF (pour la plupart des autres actions liées à la filiation).

Notre méthode

  1. 1. Premier rendez-vous & analyse

    Écoute de votre situation, lecture juridique des faits, identification des enjeux (garde des enfants, patrimoine, durée prévisible). Première orientation procédurale. Devis remis à l'issue.

  2. 2. Stratégie & convention d'honoraires

    Choix de la procédure adaptée (consentement mutuel, accepté, altération, faute), calendrier prévisionnel, liste des pièces à rassembler, convention d'honoraires écrite signée.

  3. 3. Phase amiable

    Négociation avec le conjoint ou son avocat sur les points clés (résidence des enfants, pension, prestation compensatoire, partage). Beaucoup de dossiers se règlent à ce stade, sans audience.

  4. 4. Procédure devant le JAF

    Rédaction de la requête ou assignation, audience devant le JAF du TJ Melun (ou autre selon ressort), représentation, plaidoirie. Suivi des incidents et mesures provisoires.

  5. 5. Liquidation & exécution

    Liquidation du régime matrimonial avec le notaire, exécution du jugement (recouvrement de pension, attribution du logement), modification ultérieure des mesures si nécessaire.

Articles & cas pratiques

Pour aller plus loin sur des points précis :

Cas concrets — Identifier votre situation

Quelques scénarios courants rencontrés au cabinet — pour vous aider à reconnaître votre situation et identifier la première démarche.

Questions fréquentes

Combien coûte un divorce à Melun ?

Le cabinet propose des forfaits selon le type de procédure : divorce par consentement mutuel (généralement entre 1 500 et 3 000 € par époux, partagés s'il y a un avocat commun), divorce contentieux (forfait par phase de procédure). Pas de facturation au temps passé. Une convention d'honoraires écrite est systématiquement signée avant intervention. Voir détail des honoraires.

Combien de temps prend un divorce par consentement mutuel ?

Depuis la loi du 18 novembre 2016, le divorce par consentement mutuel sans juge se déroule devant notaire. Délai total : généralement 1 à 3 mois, dont 15 jours de délai de réflexion incompressible entre la réception du projet de convention et la signature.

Quel JAF est compétent pour les habitants de Melun ?

Pour les habitants de Melun et de son agglomération (Vaux-le-Pénil, Le Mée-sur-Seine, Dammarie-lès-Lys, Livry-sur-Seine, La Rochette, Pringy), le Juge aux affaires familiales compétent est celui du Tribunal judiciaire de Melun, 2 avenue du Général Leclerc, 77000 Melun. Pour le reste de la Seine-et-Marne, voir le ressort du TJ Meaux ou Fontainebleau selon la commune.

Mon ex ne paie plus la pension — que faire ?

Plusieurs voies de recouvrement existent. La plus efficace en 2026 est l'intermédiation financière obligatoire de l'ARIPA (Agence de recouvrement et d'intermédiation des pensions alimentaires) : la pension est prélevée directement chez le débiteur et versée au créancier. Si le défaut persiste, une plainte pénale pour abandon de famille est possible (article 227-3 du Code pénal — 2 ans de prison, 15 000 € d'amende).

Mon conjoint refuse le divorce — que puis-je faire ?

Personne ne peut être contraint à rester marié. Si votre conjoint refuse le divorce, deux voies restent ouvertes : le divorce pour altération définitive du lien conjugal après un an de séparation effective (article 237 du Code civil), ou le divorce pour faute si vous pouvez démontrer une violation grave et renouvelée des devoirs du mariage. Le cabinet vous oriente vers la procédure la plus adaptée selon votre situation.

Vous intervenez seulement à Melun ?

Le cabinet intervient principalement devant le JAF du TJ Melun, mais aussi dans toute la France pour les dossiers à dimension nationale ou lorsqu'un époux réside hors région. Les rendez-vous peuvent se tenir en visioconférence, les actes sont déposés par voie électronique (RPVA).